2010 // PRAGUE :

Un peu perdu, à Prague. Histoire d’être plus sûr de dormir au chaud et avec un accès à internet, je suis allé directement à l’hôtel. Plus simple, surtout pour boucler Berlin et trouver un sujet. Les « backpackers » donc, cette race de voyageurs définie par un anglicisme dont on aurait pu se passer et que l’on trouve dans les auberges, les gares et sur les grandes places, recherchant pour quelques jours ou semaines la fuite du quotidien – ou du moins son exportation à l’étranger.
Quatre jours passés dans l’une des plus belles villes d’Europe, à faire du montage et du tournage. Mais ce que je retiendrai de cette étape, ce sera moins le pont Charles que les réactions des gens face à mon travail. Et je peux vous dire que quand vous donnez l’adresse à des types et qu’ils reviennent le lendemain matin vous dire qu’ils ont vu toutes vos vidéos et qu’ils en demandent encore… Ça met un coup de motivation, merci !
Motivation malheureusement un peu amochée par une sorte de trachéite sournoise attrapée à Cracovie. Mais ça commence à aller un peu mieux et le montage de la capitale des rois de Pologne peut commencer. Ce ne sera pas triste ! Bisous !
Lost in translation in Prague. To be safer to sleep somewhere and to have an internet access, I went directly to the hostel. More simple, especially for make the movie about Berlin and to find a subject. The backpackers, this kind of travelers that we can find in hostels, train stations and main squares, looking for a few weeks or some months away from every day life. Or at least its export abroad, what is much more fun.
Four days in one of the most beautiful cities in Europe to make editing and filming. But what I’ll rmemenber from this stop, it will be less the Charles Bridge than the reactions of people about my « job ». And I can tell you that when you give the website address to some dudes and taht they come back the next morning to tell you that they saw all your movies and that they ask more… It’s a stroke of motivation, thank you!
Motivation unfortunately a little banged up by a sort of sly tracheitis caught in Krakow. But it starts to go a little better and mounting the capital of the kings of Poland may start, and it will not be sad! Kisses!

2010 // BERLIN :

Berlin. Tout d’abord départ de Bruxelles en stop. Légère méprise sur la sortie d’autoroute où se poser, deux heures le pouce dans le vent, changement de direction, et c’est partit ! Je vous conseille, pour comprendre ma douleur, de regarder une carte routière de la région de Dortmund… et aussi, si vous voulez comprendre mon désarroi, de vous mettre à ma place quand le gentil turc m’a déposé avec sa remorque dans un bled à une soixantaine de bornes de l’endroit voulu. Bref ! C’est la qu’un allemand, la cinquantaine fringante, m’a pris pour me déposer au bon endroit, m’offrir la bonne carte, et me permettre de rencontrer le bon polonais roulant tout droit vers Berlin.
Là-bas je suis resté trois jours chez un français et sa copine allemand. Trois jours c’est un peu court, vous me direz… Mais le départ imprévu du gentil couple dimanche soir m’a précipité plus tôt que prévu sur la route. Dans la rue en fait, où j’ai rencontré Anna, qui a gentiment proposé de m’héberger pour le dernier soir dans la capitale allemande.
Je vais pas m’éterniser dans le récit de cette étape, mais je voudrais juste préciser que la soirée dont je parle dans le reportage, passée dans un bunker et sous un arbre avec un inconnu berlinois et une chanteuse monarchique… Et ben je me répète mais ça, c’est vraiment le genre de moments qui font le voyage. Donc un gros merci aux protagonistes !
Pour ce qui est du Reportaz en lui même, je suis pas très satisfait du résultat mais, en trois jours, je crois que je ne pouvais pas faire beaucoup mieux… Sinon, mesdames et messieurs, vous avez à venir un Reportaz sur Prague et les hordes de voyageurs qui peuplent les routes d’Europe (et repeuplent parfois ses campagnes..). Avec en bonus, un improbable poète américain ! Bisous !
Berlin. Berlin Berlin Berlin… First of all, departure from Brussels by hitch hiking. Little mistake on the city exit where to stand, two hours thumb in the wind, changing of direction, and let’s go! I advise you, to understand my pain, to look at a road map of the Dortmund region… and also, if you want to understand my dismay, to imagine yourself in my place when the nice Turkish truck driver dropped me with his cargo in a little village at 60 kilometers from the expected place. Well! Hopefully a perfect German, frisky fifties, took me to drop me off at the right place, gave me the right map, and allowed me to meet the good polish driver going straight to Berlin.
I stayed there three days in a place belonging to a French and his German girlfriend (thank you for hosting!). You certainly think that three days is a bit short… But the unexpected departure of the nice couple on Sunday night put me on the road earlier than I wished. So I met Anna in the street, who had the kindness to offer me a couch for my last evening in the German capital.
I’ll not dwell with all the story of this stop, but I just want to mention that the evening about wich I speak about in the report, spent in a old bunker and under a tree, with an unknown singer self-proclaimed Queen of Kreuzberg… Well, I’m repeating myself but that’s really the kind of moments that make a trip. So a big thank to the the people of this night!
Regarding the reportaz itself, I’m not very happy with the result but hey, in three days I think I couldn’t do much better… Otherwise, ladies and gentlemen, a reportaz about Prague and the backpackers who populate Europe’s roads is coming. And as a bonus, an improbable American poet! Enjoy!

2010 // BRUSSELS :

Six jours passés dans des collocations étudiantes à se balader dans la ville, à faire la fête et à se faire exploser les vaisseaux sanguins de yeux devant Adobe Première et ses mystères… Je suis plutôt satisfait du résultat, même s’il reste encore quelques fondus un peu savoyards et que l’absence de fil conducteur se fait parfois sentir ! Le seul vrai petit problème, c’est que je n’ai trouvé que des wallons ou des français à interviewer. Mais après tout Bruxelles est suffisamment remplie de français et de wallons pour se le permettre… Donc dans cette étape vous pourrez suivre Djezzy et Lara dans leur ville, voir le bonheur de Paloma, devenir sillyen avec Fred et vous dire avec Guéno, Arthur et Mathieu que les frites, quand même, c’est pas mal !
Ensuite, de mon côté, je suis arrivé à Berlin hier dans la nuit. Premier trajet en stop, première vrai galère sur la route : que du bonheur. Je pense que c’est la meilleure façon de se déplacer. Ce n’est pas vraiment facile quand on se plante sur le bord de la route avec un panneau, mais à partir du moment où on va dans les stations services demander directement aux gens, ça va tout seul. Et puis les rencontres que l’on peut faire aussi… Un informaticien en 106, un ingénieur en Scénic, un allemand über-cool en Volvo ou encore un polonais en Jumper… Tous aussi courtois les uns que les autres ! Alors évidement la barrière du langage fait parfois qu’un routier turc peut vous déposer avec sa remorque dans un bled au sud de Dortmund, mais c’est quand même sympa, ça fait voir du pays…
Je vais essayer de profiter de ce vide entre deux montages pour essayer de prendre de belles images, manger quelques kilos de wurst et boire quelques verres de bières ! See ya !
So, what about this reportaz in Brussels?! Six days spendt in students collocations to walk around the city, to party and to make my eyes explose in front of Adobe Premiere and its mysteries… Well, I’m pretty satisfied, although that we still can feel the absence of thread! And well, the only real little problem is that I have only found Walloons or French to be interviewed. But after all, Brussels is sufficiently filled with French and Walloon, so… So in this stop you can follow Djezzy and Lara in their city, see the happiness of Paloma, become a sillian with Fred and tell to yourself with Guénolé, Mathieu and Arthur that the fries, well, it’s not so bad… Enjoy!
Then, on my side, I arrived in Berlin last night. First way by hitch hicking, first true difficulties on the road: happiness. I think this is the best way to get around. Well, it’s not really easy when we are on the roadside with a sign, but from the moment we succed to go to a gas stations to ask people directly, it’s not so hard. And the meetings that we can do also… A informatitien in a Peugeot 106, an engineer in a Renault Scenic, an über-cool German in a Volvo or a Polish in a Citröen Jumper… All more courteous than each other! So, well, of course sometimes the language barrier with a Turkish driver can drop you in some unknow villange in the the south of Dortmund, but it still nice, it shows the country…
Well, I’ll try to take advantage of this gap between two cutting to try to take beautiful pictures, eat several pounds of Wurst and drink a few glasses of beer! See ya!

2010 // PARIS :

Putain que c’est dur ! Entre le tournage, le montage, les paroles à trouver pour la voix-off et le Harrap’s à ouvrir pour les sous-titres… Mais bon, le premier reportaz du voyage est près et ça, c’est l’essentiel. Je suis resté cinq jours à Paris ; cinq jours plus passés en fait à tout mettre en place qu’à vraiment chercher des images. C’est qu’avec le montage du générique dans une église évangélique d’Ivry (le hasard à parfois ses mystères), la nouvelle mise en page du blog faite dans un foyer pour jeunes de Créteil (et oui) et quand même, il faut le dire, l’appel de la cuite, je n’ai pas eu trop de temps…
Donc c’est là qu’arrive le charmant Sami, un ami parisien à l’accent un peu sudiste qui en plus de m’accorder une place dans son salon a pu me fournir les images et les paroles qu’il fallait. En gros dire qu’il n’y a pas que le Paris d’Haussmann et donner l’envie de voir un peu ce qui se passe du côté des habitants. C’est pas parfait, mais franchement Paris c’est pas facile, et se lancer non plus. J’espère quand même que vous apprécierez 🙂
Aujourd’hui je suis à Bruxelles, dans le quartier de saint Gilles. Belles images de frites, de travestis, et le retour d’un protagoniste de vingt-et-un janvier à suivre. Merci de votre attention, et bisous !
What a f*** it is hard! Between filming, editing, finding the words to say and the oppening of the Harrap’s for the subtitles… Anyway, the first reportaz travel is ready, and that’s the point. I stayed five days in Paris, five days more spent by manage everuthing than to search for images. With the generic cutting in an evangelical church of Ivry (random has sometimes its mysteries), the new layout of the blog in a home of Créteil (?) and still, it must be said the call of the drunk nights, I didn’t had so much time…
So here comes the charming Sami, a Parisian friend with a little south of France accent, which in addition to giving me a place in his living room could provide me with images and words I wanted. Basically, to say that there is not only the Paris of Haussmann and to give the desire to see what’s going on to people side. It’s not perfect, but frankly, Paris is not easy. And to begin either. I hope you’ll enjoy:)
Today I am in Brussels, in the district of Saint Gilles. Beautiful pictures of fries, transvestites, and the return of a protagonist of the movie « 21 janvier » to follow. Thank you for your attention, and kisses!

2010 // DE RETOUR SUR LA ROUTE !!!

 


Et c’est repartit pour un tour !!! Après une absence bien trop longue, me revoilà sur la route !
J’ai quitté Toulouse il y a trois jours, les larmes à l’oeil mais le baume le cœur : tristesse de quitter un endroit et joie d’aller vers d’autres…
La petite carte que vous pouvez voir juste à droite (celle là, oui) est un résumé du parcours que j’espère entreprendre, et qui pourrait bien m’occuper jusqu’en septembre : Paris, Bruxelles, Berlin, Cracovie, Kiev, Sebastopol, Tbilissi, Ankara, Istanbul, Skopje, Guca, Belgrade, Sarajevo et enfin Ljubljana. Et puis trois petits points d’interrogation. Parce qu’on ne sait jamais… et qu’à un moment ou à un autre l’envie d’aller jouer le journaliste d’investigation en Biélorussie, le pèlerin défroqué à Jérusalem ou le routard de l’extrême en ne quittant plus la route pourrait bien me prendre ! Après tout je n’ai rien qui me retient de le faire ; pas même de clefs dans la poche.
J’ai juste ma caméra dans mon sac, et une véritable envie de m’en servir pour vous faire partager le plus régulièrement possible mes rencontres et mes découvertes. Ensuite évidement, avec une logistique proche de zéro et toutes les difficultés qui seront liées au montage et aux exportations, ce sera surement difficile… Mais j’y crois ! Et vous aurez toutes les semaines un film de dix minutes sur les villes que je traverse (j’y crois), leur vrai visage et leurs habitants.
A très vite pour le Reportaz sur Paris !

Vingt-et-un janvier, le film :

C’était entre janvier et mars 2008, il y a deux ans ; mes premiers pas sur la route en solitaire. J’ai pris dans mon sac une caméra avec la vague idée de filmer mon voyage et de le partager avec le plus de gens possible. Deux mois plus tard je suis revenu à Toulouse avec huit heures d’images et d’interviews, étalées sur douze pays. Deux ans plus tard, le film est prêt. Je n’avais durant son tournage aucune idée du scénario, des sujets que je pourrais aborder ou du genre de personnes à interviewer. Tout a été fait au hasard de la route et des rencontres.
Alors oui ce film peut paraître un peu décousu et les passages dans les pays un peu brefs. Le ton de la voix off est peut-être un peu docte et l’idéalisme trop présent. Mais ! Je ne me considère ni comme un sociologue ni comme un petit Tocqueville de l’Europe moderne. Ce que je dis n’est que mon opinion, et elle n’est pas plus valable qu’une autre. Et ce que je veux montrer c’est une certaine vision de notre continent. Celle de quelqu’un qui voyage pour partir à la connaissance de l’Autre.
Ce film a servi d’école pour mes projets futurs, et j’espère qu’il vous servira de socle pour une autre approche de nos voisins. Par le voyage et par les gens que l’on peut croiser tous les jours, où que l’on soit. J’espère que vous apprécierez ce film, et je vous dis à très bientôt pour un long, trèèèèèès long voyage !
P.S : Pour les quelques fautes d’orthographe dans les sous-titres ben….. Désolé quoi… Et si vous voulez faire connaître vos opinions ou parler des endroits à voir dans les pays que je montre, n’hésitez pas, c’est un espace de partage ici !
Pour la qualité mettez-le en 480 p. L’image et le son seront meilleurs. Enjoy !
It happends between January and March 2008, two years ago: My first lonely steps on the road. I had a camera in my bag with the aim to film and to share my trip with as many people as possible. Two months later I returned in Toulouse with eight hours of shootings and interviews, spanning on twelve countries. Two years later, the film is ready. I had no idea of the scenario, of the subjects that I could deal with or of the kind of people to interview. Everything was done with the random of the road and of the meetings.
So yes this film may seem a bit disjointed and the part of each country a bit short. The tone of the voice is perhaps a bit too idealistic and learned this. But! I consider myself neither a sociologist nor a little Tocqueville of modern Europe. What I say is only my opinion and it’s not more valid than another one. What I want to show is a vision of our continent. One from someone who travels to go to the knowledge of the Other.
This film served as a school for my future projects, and I hope it will serve as a base for a different approach to our neighbors. For the trip and the people that we can cross every day, wherever we are. I hope you enjoy this movie, and I say to you « see ya soon » for a long, looooong journey!
PS: For some misspellings in the subtitles well… Sorry! And if you want to share your opinions or to talk about places to see in the country that I watch, do not hesitate, it is a shared space here!
For the quality put it in 480 p. Picture and sound will be better. Enjoy!