French soldier of WW2 – The fate of Maurice Teboul

This documentary follows the wartime story of a French soldier who participated in the liberation of France, and ended the war by taking Hitler’s alpine hideout.

The man, who’s about to celebrate his 92 years by skydiving, gives an afternoon of his retirement time to be questioned about his war history. And especially on what led him to fight.
Because it is indeed what is the most striking in his story: Maurice was completely driven by History.
Was he the only one at that time? Of course he wasn’t.
As to whether we if are all determined by History or not… Everyone has to make up their minds about it, and I hope this movie will help.

From this question comes the subtitle of the film, a nod to Arendt, since Evil or Good are almost always served by « banal » people which are entailed by circumstances.

But to speak only of the banality of the Evil can be a little depressing. So here it is: the banality of Good.
And here is Maurice Teboul, a hero of WW2, a not so banal character  whose history will certainly captivate you and who, I hope, will help you in thinking about the place that History makes to us all… and the side where our own banality can flourish.

Good film !

Maurice Teboul, soldat de la 2ème DB :

Ce documentaire retrace le parcours de ce français marocain qui, parti d’Afrique du Nord, a participé à la libération de la France et a terminé la guerre par la prise du berghof, repère alpin d’Hitler..

Nonagénaire qui porte beau et s’apprête à célébrer ses 92 ans par un saut en parachute, le vétéran accorde une après-midi de son temps de retraite pour être interrogé sur ses faits de guerre. Et surtout sur ce qui l’a amené à se battre.
Car c’est en effet ce qui est le plus frappant dans son parcours : Maurice s’est complètement fait entraîner par l’Histoire.
Était-il le seul ? Bien sûr que non et le titre du film, référence aux « Très Riches Heures de l’humanité » de Zweig, est là pour le souligner.

Quant à savoir si notre avenir est totalement déterminé par l’Histoire…

Quant à savoir si nous sommes tous déterminés par l’Histoire… Je laisse le soin à chacun de se faire son opinion, et me contente de constater que la marge de manœuvre est limitée, et que pour peu que la place que le sort nous fasse nous convienne à peu près, on s’y installe sans trop de contestation.

De cette constatation vient le sous-titre du film, clin d’œil à Arendt. Car le mal ou le bien (ou plus exactement ici le mieux, le bien étant encore plus relatif que le mal), sont presque toujours servis par des gens normaux, ou «banals», que les circonstances entraînent.
Mais ne parler que de banalité du mal peut être un peu déprimant. Alors la voici donc : la banalité du bien.
Et voici donc Maurice Teboul, héros de 39-45, personnage finalement pas si banal dont l’histoire vous captivera certainement et qui, j’espère, vous aidera dans la réflexion sur la place que nous fait l’histoire… et le côté où notre propre banalité pourra s’épanouir.
Bon film !

P.S : Cela faisait quatre ans que je n’avais rien publié sur ce blog. Pour ce qui est des 12 films qui manquent de la session 2011 : Haha. Il seront tous réunis en un seul, que je m’engage à sortir avant 2019. D’ici-là, d’autres vidéos viendront peut-être..