French soldier of WW2 – The fate of Maurice Teboul

This documentary follows the wartime story of a French soldier who participated in the liberation of France, and ended the war by taking Hitler’s alpine hideout.

The man, who’s about to celebrate his 92 years by skydiving, gives an afternoon of his retirement time to be questioned about his war history. And especially on what led him to fight.
Because it is indeed what is the most striking in his story: Maurice was completely driven by History.
Was he the only one at that time? Of course he wasn’t.
As to whether we if are all determined by History or not… Everyone has to make up their minds about it, and I hope this movie will help.

From this question comes the subtitle of the film, a nod to Arendt, since Evil or Good are almost always served by « banal » people which are entailed by circumstances.

But to speak only of the banality of the Evil can be a little depressing. So here it is: the banality of Good.
And here is Maurice Teboul, a hero of WW2, a not so banal character  whose history will certainly captivate you and who, I hope, will help you in thinking about the place that History makes to us all… and the side where our own banality can flourish.

Good film !

Maurice Teboul, soldat de la 2ème DB :

Ce documentaire retrace le parcours de ce français marocain qui, parti d’Afrique du Nord, a participé à la libération de la France et a terminé la guerre par la prise du berghof, repère alpin d’Hitler..

Nonagénaire qui porte beau et s’apprête à célébrer ses 92 ans par un saut en parachute, le vétéran accorde une après-midi de son temps de retraite pour être interrogé sur ses faits de guerre. Et surtout sur ce qui l’a amené à se battre.
Car c’est en effet ce qui est le plus frappant dans son parcours : Maurice s’est complètement fait entraîner par l’Histoire.
Était-il le seul ? Bien sûr que non et le titre du film, référence aux « Très Riches Heures de l’humanité » de Zweig, est là pour le souligner.

Quant à savoir si notre avenir est totalement déterminé par l’Histoire…

Quant à savoir si nous sommes tous déterminés par l’Histoire… Je laisse le soin à chacun de se faire son opinion, et me contente de constater que la marge de manœuvre est limitée, et que pour peu que la place que le sort nous fasse nous convienne à peu près, on s’y installe sans trop de contestation.

De cette constatation vient le sous-titre du film, clin d’œil à Arendt. Car le mal ou le bien (ou plus exactement ici le mieux, le bien étant encore plus relatif que le mal), sont presque toujours servis par des gens normaux, ou «banals», que les circonstances entraînent.
Mais ne parler que de banalité du mal peut être un peu déprimant. Alors la voici donc : la banalité du bien.
Et voici donc Maurice Teboul, héros de 39-45, personnage finalement pas si banal dont l’histoire vous captivera certainement et qui, j’espère, vous aidera dans la réflexion sur la place que nous fait l’histoire… et le côté où notre propre banalité pourra s’épanouir.
Bon film !

P.S : Cela faisait quatre ans que je n’avais rien publié sur ce blog. Pour ce qui est des 12 films qui manquent de la session 2011 : Haha. Il seront tous réunis en un seul, que je m’engage à sortir avant 2019. D’ici-là, d’autres vidéos viendront peut-être..

PROJET PARALLÈLE 2013

Si vous venez pour voir un Reportaz, le dernier en date est en dessous et le prochain, logiquement, sera dans un message au dessus (vers début septembre). Le délai entre les deux films est dû à un nouveau projet mis en ligne à la fin du mois de mai, dont le fignolage et la publicité me demandent du temps : The Meanwhile Project.
Le concept est simple ; un site internet participatif regroupant les meilleures vidéos sur un maximum d’endroits dans le monde, pour aider les curieux à se faire une idée et les motivés à partager ce à quoi ressemble leurs villes. Tous les renseignements se trouvent sur cette page, et vous avez au dessus une vidéo de Longyearbyen, pour vous faire une idée.
Pas besoin de vous préciser que je vous invite à y jeter un coup d’œil et à envoyer vos vidéos 😉 Je dois aussi réaliser un film-portrait sur un ancien de la 2ème DB avant la fin du mois de juillet. Ce film sera diffusé sur ce site et vous aurez la joie d’y voir un nonagénaire sauter en parachute. En attendant, je vous souhaite un très bon été et de bonnes vacances si vous avez la chance d’en avoir ! Moi, je retourne au boulot.. Bisous !
If you come to see a reportaz, the latest is in the post below and the next will be, I believe, in a new post above. The period between the two films is due to a new project launched in May, that the tuning and the advertising requires a lot of time: The Meanwhile Project.
The concept is simple: a participative website combining the best videos about a maximum of places in the world, to help the curious to get an idea and the motivated to share their cities. All information can be found on this page, and just above is a video of cairo, to help you to have an idea.
No need to mention that I strongly advice to have a look and send your vids 😉 I also have to do a filmed portrait of a veteran of the 2nd DB, before the end of July. This film will be published on Les Reportaz, and you will have the joy of seeing in it a nonagenarian jumping with a parachute. Waiting for that, I wish a good summer and good holidays to the luckiest ones! On my side, I go back to work. Bisous !

2013 // BUDAPEST

Après un an de retard pour le premier film, cette fois-ci, c’est seulement trois mois. Il y a de l’amélioration. Mais tout ça est dû, pour ma défense, au travail alimentaire que je me coltine à Toulouse en attendant le départ pour la Russie (en août normalement). Le voyage va coûter cher et il vaut mieux être prévoyant !
Pour ce qui est du film tourné en Hongrie, rien ne s’est vraiment passé comme prévu. Je voulais, après mon passage Ljubljana, rencontrer l’excellent Istvan Kantor pour faire un film sur les révolution. Regardez le clip en lien sur son nom, vous comprendrez vite que ç’aurait pu être formidable. Mais je me suis rendu compte une fois sur place qu’il habitait depuis plusieurs décennies au Canada. Bien. Le plus sage fut donc de m’en remettre au hasard, et j’ai eu la chance d’avoir les bon hôtes pour m’y guider. C’est donc la rencontre fortuite avec un seigneur de la musique tzigane Antal Kovacs, qui m’a poussé à réaliser un film sur les tziganes. Film qui a vite dévié vers une critique de l’unité sous sa forme nationale, étant donné la politique hongroise du moment, et vers le statut comparable des gays sous cette forme de régime.
Voilà donc un film qui, en donnant la parole à des personnes faisant partie de minorités dans un pays au gouvernement à tendance droitière/totalitaire, s’attaque à l’unité sous sa forme nationale, pire ennemie de l’unité sous sa forme véritable. En espérant que ce soit clair, et que cous aimerez !
En passant, certaines erreurs ont pu se glisser dans le montage, ainsi que quelques fautes d’orthographe dans les sous-titres, mais c’est parce que partant demain matin en stop pour des petites vacances à Novi Pazar et au Kosovo, tout à été fini dans le rush (il est trois heures du matin au moment où j’écris ces lignes) ! À bientôt sur Wroclaw !!!
Well after a year of late for the first film, this time, it’s only three months. It gets better! But all that is due, in my defense, to the feeding job that I’m stuck with in Toulouse, awaiting the departure to Russia (August). The trip will be expensive, so it’s better to be prepared!
Regarding the film shot in Hungary, nothing really happened as planned. What I wanted after my visit Ljubljana was to meet the great Istvan Kantor, to make in Budapest a film about revolution. Watch the video linkn, you’ll understand that it could have been great. But I realized once in da place that he lived for decades in Canada. So. The wisest option was therefore to follow the fortune, and I was lucky enough to have perfects hosts to guide me. So chance drove me to meet the virtuosoissimo Antal Kovacs gypsy music player. So I shot a film about Gypsies. Film that was quickly diverted to a critic of unity in its national form, since Hungarian politics, these days, is quite far on the right. And since there are many minorities who suffer from such politics, I’ve also decided to record something on the Gay side. I hope you will enjoy!
By the way, some errors might be in the cutting, and some misspellings in the subtitles, but it is because I’m starting tomorrow morning to hitchike for a little vacation, and so I had to finsh everythin in the rush (it is three o’clock in the morning, gn)! Thank to kindly excuse me, and see you soon in Wroclaw!!!

2012 // LJUBLJANA

Plus de deux ans sans film. Quel délai ! Ça faisait tellement longtemps que je n’avais rien monté (cinématographiquement) que ça a été difficile de s’y remettre.. Mais un an après mon retour, au terme de deux semaines de travail acharné et trois jours avant la fin des temps supposée, voilà la troisième session des Reportaz qui débute !
Pour ce premier film nous visiterons Ljubljana, une ville que j’aime beaucoup, au moins autant que les bureks qui y sont servis et qui, ici, servira de cadre pour parler de Yougonostalgie. Entendez la nostalgie de la nation yougoslave. Plus largement, j’utilise cet exemple yougoslave pour parler d’unité à travers l’Europe.
Ce qui a été génial pour moi là-bas, à part que c’était le début de mon voyage et que les débuts de voyages sont toujours joyeux, c’est que j’ai pu tourner toutes les scènes que je voulais et, surtout, interviewer les gens que j’avais prévu d’interviewer. J’ai donc la joie de vous annoncer avoir réussi à trouver, au fond d’un parc, une de mes idoles : monsieur Roberto Magnifico ! Dont vous pourrez avec joie écouter la voix suave et les paroles claires.
See you dans deux semaines à Budapest !!!
I felt like I was givig birth! It’s been so long since I had not made a film that it was quite hard to get back into it.. But one year after my come back, after two weeks of hard work and three days before the supposed end of times, here begins is the third session of les reportaz! For this first film we visit Ljubljana, a city I love a ot and which here serve as a framework to speak about Yugonostalgia. And, widely, unity across Europe. What was great for me there, except that it was the beginning of my journey, beginning of trips are always happy, it’s that I could shoot all the scenes I wanted, and interview people I planned to interview. So I am happy to announce that I’ve managed to find, in the deeps of a park, one of my idols: Mr. Roberto Magnifico! So you’ll can happily listen to his dulcet tones and clear words. By cons, héhé, the real problem for the cutting were the topic that is more fitting to a conclusion that an introduction. Cut the film in this sense have been a bit hard but hey, it is now here and available. And this is the most important!
See you in two weeks in Budapest! (on the 1st of april 2013 finally, some money problems made me work hard, so less time for the cutting:)

PROGRAMME POUR 2012

Le dernier voyage s’est terminé début novembre 2011, après plus de six mois de stop à travers l’Europe. Depuis la fin de cette vadrouille je suis revenu à Toulouse, d’abord hébergé par un ami puis installé dans un studio, montant petit à petit les treize films prévus pour la session 2011 qui, du coup, sera la session 2012 (si je me tiens au calendrier). La sortie des premiers films est prévue pour le 18 décembre, à raison d’un tous les quinze jours. En bref, vous aurez droit à :
-Un film en forme de note d’intention sur l’universalisme et la yougonostalgie, à Ljubljana.
-Un film sur les droits des minorités à Budapest, en mettant en parallèle deux d’entre elles : Les gays et les tziganes.
-Un film sur le théâtre, les schtroumphs et la censure en Pologne.
-Un film sur la religion et la liberté de penser et d’agir en Lettonie.
-Un film sur l’art de rue et la notion de beau en Estonie.
-Un film sur le sport, l’extrême droite, et des gens qui n’aiment pas ça entre Lituanie et Finlande.
-Un film sur le voyage, sous toutes ses formes, en Norvège (attention au magnifique Svalbard).
-Un film sur le féminisme en Suède.
-Un film sur les droits des immigrés au Danemark.
-Un film sur l’érotisme à Berlin (extrêmement racoleur).
-Un film sur les SDF entre Amsterdam, Bruxelles et Toulouse.
-Un film sur la lutte contre la précarité à Paris.
Vous aurez donc compris que voici venir une belle session bien remplie et assez militante avec, en guest star ET pour votre plaisir : Magnifico, Antal Kovács, Krystian Legierski, Thom-Thom Schmitt, les gens de Fuck For Forest, Arlette Laguiller et des dizaines d’autres, anonymes mais qui gagnent tous à être connus, et surtout entendus… A vite !
The last journey ended in early November 2012, after more than six months of hitchhiking across Europe. Since the end of the trip I’m back in Toulouse, hosted by a friend the settled in a new flat and cutting gradually the thirteen films planned for the session 2011 that will be, actually, the session 2011-12. The first movies are coming for sure in october, 9th (one every fortnight). In short, you’ll be glad to see:
-A film about universalism and yougonostalgia in Ljubljana.
-A film about the rights of minorities in Budapest, by speaking and meeting with two of them: Gays and gypsies.
-A film about theater, Smurfs and censorship in Poland strongs links between all that, you’ll see:).
-A film about religion and freedom of speech and acting in Latvia.
-A film about street art and the concept of ‘beauty’ in Estonia.
-A film about the extreme right and people who do not like this between Lithuania and Finland.
-A film about travelling, in all ways, in Norway (Beware of the wonderfull Svalbard).
-A film about feminism in Sweden.
-A film about the rights of immigrants in Denmark.
-A film about eroticism in Berlin (very hot).
-A film about homeless people between Amsterdam, Brussels and Toulouse.
-A film about the fight against job precariusness and social insecurity in Paris.
So here comes a nice session, quite complete and pretty activist, I guess you understood:) By the way you’ll have the pleasure to hear and discover in these thirteen movies: Magnifico, Antal Kovács, Krystian Legierski, Thom Thom Schmidt, people from Fuck For Forest, Arlette Laguiller, Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon and dozens of others anonymous, worth to meet and listen… See ya soon !

PYRAMIDEN, LA TOMBE DE L’URSS :

Pour commencer, MERCI ! Merci au gens de Tromsø qui, par leur générosité, m’ont permis d’aller au Svalbard.
Ayant perdu ma carte bleue à Kaunas, j’avais commencé à faire la manche en Finlande et, après ce très agréable arrêt au Cap Nord, à Tromso. Comme c’était écrit sur mon petit panneau de clochard, l’argent collecté a été utilisé pour acheter un billet d’avion à destination de Longyearbyen, des bières, et un voyage en bateau jusqu’à l’ancien camp minier soviétique de Pyramiden. (200€ pour l’avion et 160 pour le bateau).
Ce qu’est cet endroit est briévement expliqué dans le début de la vidéo, mais ce que j’ai tenté de partager dans ce film, c’est la sensation que l’ont peut ressentir en entrant dans cet endroit.
Une ville soviétique fantôme, sur une île loin de tout, sans même un arbre, sans même un communiste (en cas de disparition complète l’un des deux maquerait à l’humanité, je vous laisse deviner lequel). Cet endroit était pour moi comme la définition de l’histoire. Un idéal au milieu de nulle part, cerné par le froid. Tout est là, sans nul besoin de mots, pour expliquer l’insignifiance de l’humain et de ses idées face à la nature et au temps. Et c’est quelque chose, même blah blah mis à part. Ajoutez à ça Souliko, poème géorgien chanté par les coeurs de l’armée rouge, chanson préférée de Joseph Staline, et vous ressentirez peut-être ce que j’ai ressenti quand j’étais par là. Bon clip !
First of all, THANK YOU! Thanks to the people of Tromsø who, by their generosity, allowed me to go to Svalbard.
Since I’m a bit short of money, I began to beg in Finland and, after this really nice stop at Nordkapp, in Tromso (cf. pict below the video). As it were written on my sign, the money collected were used to buy a plane ticket to Longyearbyen, beers, and a boat trip to Pyramiden (200€ for the plane and 160€ for the boat).
What is this place is shortly explained in the beggining of the video, but what I’ve tried to share by this movie is the feeling you can have when you’re entering this area.
A ghost Soviet city, built on an island far from everything, with not even a tree around. This place was for me like the definition of history. One ideal in the middle of nowhere, surrounded by thousands years old glaciers. Everything is there, with no use of word or text, to explain the insignificant effect of men and their idea on nature and time. That’s something, even cliché aside. Add to that that Suliko, a Georgian poem singt by the red army choir, the fact that it was the favourite song of Joseph Stalin and the meaning of this song and you’ll have, maybe, what I’ve felt when I was there. Enjoy!

AU CAP NORD, NU :

Internaute, bonjour ! Juste un petit message pour dire que le tournage de la session 2011 est toujours en cours. Je suis en ce moment à Tromso, à quelques 200 kilomètres au sud du Cap Nord, et je profite d’un peu de temps libre pour vous poster cette vidéo.
C’est une sorte de mise en image du défi que je me suis fait un plaisir de relever avec monsieur Alain Bézard : se baigner, nu, au point le plus au nord de l’Europe. Hé hé. C’était en fait un rêve vieux de cinq ans, et le but principal de mon voyage. C’est fait, et je suis super content ! Pour les films, les vrais, le montage commencera après ma prochaine sédentarisation, d’ici deux ou trois mois, je pense. D’ici là, je vous souhaite le meilleur !
Ladies and gentlemans, bonjour ! A little post to say that the shooting of the session 2011 still in progress. I’m right now in Tromso, just coming back from Nordkapp and I take this opportunity to send you some news by this little video clip above.
That’s actually something about the challenge that we had with mister Alain Bézard: To have a bath, naked, on the northern point of Europe. Héhéhé. (For the couchsurfers don’t be afraid, I’m not gonna do that in your kitchen:) It was actually the main goal of my trip and it’s done. And I’m very glad about that, so I share! For the movies themself the cutting will begin just after my next settle down, at the end of this trip (one or two month). Waiting for that, I wish you all the best… See ya on the road!!!

2010 // LE RETOUR :

Donc voilà : ça, c’est fait ! Avec huit mois de retard, oui… Mais c’est que n’étant plus sur la route, il m’a été assez difficile de trouver la motivation pour faire le montage. J’espère que l’immense foule de mes fans m’excusera.
Retour assez difficile. Au bout de quatre mois de voyages, j’avoue que l’envie de retrouver un chez soi se fait sentir. Surtout lorsqu’on s’est fait voler son portefeuille et qu’il ne nous reste plus que cinquante euros. Je n’ai même pas eu le temps de m’acheter un burek en passant par Ljubljana, c’est dire !
Mais après 24 heures de stop, j’ai quand même réussit à atteindre ma première pause : Montpellier, où j’ai pu rejoindre ma grande amie Margo, que vous pouvez voir en première interview et qui parle parfaitement des sentiments qu’on peut ressentir lors d’un retour.
Et puis petit passage à Toulouse pour dire coucou aux amis, à Montauban pour la famille et direction la dernière étape : Paris. Paris où je suis tombé par hasard sur une manifestation de soutien aux rroms, ce qui m’a permis de dévier vers la seconde partie du reportage, celle où je parle d’eux, justement. D’abord parce que j’honnis le gouvernement en place et la grande majorité de ses actions, ensuite parce que je ne supporte pas que les tziganes soient érigés en bouc émissaires et enfin parce que, même en Roumanie, je n’avais pas trop pu parler d’eux. Vous pourrez écouter ce que j’ai à en dire dans ce dernier Reportaz, qui amène d’ailleurs parfaitement la conclusion qui s’imposait à cette série de films : Les frontières sont mal faites, les drapeaux dangereux et les préjugés ridicules.
C’est reparti pour un tour, d’ailleurs, parce qu’après avoir travaillé quelques mois en Martinique ce message est écrit en direct de la session 2011 ! Et à Ljubljana s’il vous plait, où j’ai cette fois pu prendre tout mon temps pour manger un bon burek. Pas de montage sur la route cette fois, tout sera prêt d’ici septembre, si je suis rentré 🙂 à bientôt donc !
So, it’s done! Eight months later, yes… But when one is off the road, it’s pretty difficult to find the motivation to do the editing. Sorry, so.
The report itself otherwise. The way back was quite painfull. To beggin, after four months of travel, I admit that the desire to find a home arises. And besides, when a come back to the motherland mission happens to you, and with a budget of fifty euros, it’s not so easy! Especially during the transition to Ljubljana, where I had not even enough time to buy a poor little burek. Sadness. But after 24 hours of hitchhiking, I succeed to reach my first stop in Montpellier, where I could join my very good friend Margo, that you can see at the first interview and who speaks very well of the feelings you can feel when returning.
A small passage in Toulouse to say hello to friends, in Montauban for the family and for the final stop direction: Paris. Paris, where I stumbled upon a demonstration of support for Romani, which allowed me to drift to the second part of the report, the one where I talk about them, exactly. First, because I *@¤! the french government and the vast majority of its actions, then because I can not stand that gypsies are established as scapegoats and finally because, even in Romania, I was not really able talk about them. What I have to say you can listen to it in the last reportaz, and it also perfectly brings to the necessary conclusion of this session: The borders are unnecessary, flags are dangerous and bias are ridiculous.
So, it’s done, as I said! And it’s even going again, because the message I wrote to you is in live from the session 2011! And from Ljubljana plase, where I could take my time to eat a good burek. No editing on the road this time (except this one, sorry for the jumping image…), everything will be ready by September… So see you soon!

2010 // SERBIE :

Me voilà donc, cerné de brume et de poules, à Džep. Un minuscule village de 200 habitants dans le sud de la Serbie. Un endroit qui n’a pas été pensé pour le tourisme, où j’ai pu au fil des heures voir sortir des maisons leurs habitants et puis rencontrer, au bout d’un moment, un Džepois (Džepien ?) ; peintre en bâtiment, et parfait exemple du serbe accueillant. Première partie du Reportaz et première chose que je voulais montrer sur ce pays : la chaleur de ceux qui le font vivre.
Et puis, sur la route de Guča, petite pause à Niš. J’ai profité de mon passage dans cette ville pour parler du passé ottoman du pays, essentiel pour comprendre la Serbie et les Balkans. (Je voudrais ici préciser que j’aime beaucoup la Turquie et que je conchie les fachos qui, en raison de son histoire mouvementée avec les Balkans, voudraient la tenir à l’écart d’une malsaine Europe « blanche et chrétienne ». Une Europe laïque et sociale suffira à contenir tous les cons).
Voilà et après ça : Guča ! La troisième partie du reportage, pour montrer le côté festif des serbes. Pas vraiment descriptible.. La meilleure explication se trouve dans les quelques images que j’en ai filmé !
Et puis, direction Belgrade.
C’est vraiment là-bas que j’ai passé mes meilleurs moments de voyage. J’aime tout de cette ville : l’architecture, les habitants, ce qui s’y passe… Pour le premier point, j’ai fait de mon mieux pour vous faire un petit tour d’horizon de la ville. Pour le troisième vous avez le BeerFest, un des plus grands dégâts auxquels il m’ait été donné de participer et, pour le second, vous avez Nataša, que je voudrais remercier ici. Parce qu’elle m’a fait découvrir des endroits de la ville que je ne connaissais pas encore, qu’elle m’a rendu de gros services pendant mon séjour et enfin parce que, finalement, elle m’a aussi présenté Ivan. Ivan l’intervenant qui nous emmène enfin à la dernière partie du reportage, celle qui me tient le plus à cœur. Car grâce à cette interview, et après avoir montré ce que je connais vraiment de la Serbie, j’ai pu dire ce que j’avais envie de dire depuis mon premier passage ici, il y a trois ans : Que les serbes (tout ceux et celles que j’ai connu en tout cas, et ils sont nombreux…) ne sont pas des va-t-en-guerre assoiffés de sang. Et si j’avais envie de dire ça, c’est parce que la façon dont on parle le plus souvent de ce pays et de ses habitants me donne parfois la nausée, et que ça me dérange de voir mes amis serbe se sentir honteux ou révoltés à chaque fois qu’ils entendent parler de leur pays aux nouvelles internationales. Alors j’avais envie de faire de mon mieux, à mon échelle…
Mais aussi superbe soir la Serbie, il ne faut quand même pas occulter les zones d’ombres et les années de guerre, et c’est justement ce paradoxe entre le passé récent de ce pays, son histoire lointaine et ce qu’on y voit quand on y passe qui y rend le voyage si intéressant et instructif.
D’où la conclusion du film, que je vous laisse aller voir. Et pour conclure, allez y en Serbie, parce que votre passage ici peut vous aider à comprendre beaucoup de chose… Sur les serbes, la Serbie et sur le monde et l’histoire en général. A bientôt !
So here I am, surrounded by mist and chickens, in Džep. A little village of 200 inhabitants in southern Serbia. A place not really made for tourism where I could meet, after a while, the man that you see right above: a Džepian (?)a house painter, and especially a perfect example of the welcoming Serbian. First part of this reportaz and first thing I wanted to show about this country: The warmth of its people.
And then, on the road of Guča, little break in Niš. I used my visit here to speak about the country’s Ottoman past which, as I said, is essential to understand Serbia and the Balkans. (I would like to clarify that I rally like Turkey and I that I ***** all the fascists who, because of its turbulent history with the Balkans, would like to keep it away from an unhealthy « white and Christian » Europe…)
And after that: Guča! The third part of the film, to show the festive side of the Serbs. Not really describable, the best explanation is that you look at the images I shot! And then hop, let’s go to Belgrade!
It’s really out there that I spent my best moments of travel, and I have to say that I love everything about this town: its architecture, its people, what’s happends there and everything else… For the first point, I did my best to give you a quick overview of the city. For the third one you have the Beer Fest, one of the greatest damage to which I was able to participate and, for the second, there is Nataša, that I would like to thank here. Because she made me discover places of the city that I didn’t knew yet, she was so helpfull during my stay and finally because, ultimately, she also introduced me to Ivan. Ivan the speaker who brings us finally to the last part of the movie, the one that I care the most. Because thanks to this interview, and after showing what I really know of Serbia, I said what I wanted to say since my first visit here, three years ago: That Serbs (all those I knew at least, and they are many…) are not warmongers. And if I wanted to say that it’s because the way the media talk about this country and its people makes me sometimes nauseated, and because that it bothers me to see my friends feeling ashamed or angry about what they hear about their country in international news. So while some of them are daily working (as Karl Haudbourg and his website: http://www.ambassador-serbia.com/ , where he collects all that foreigners can say good things about his country) to raise reputation of their country I wanted to do my best, at my level…
But even if Serbia is so great, we must not overshadow the dark sides, and this is precisely the paradox between the recent past of this country, its history and what we see when we pass trough that is amazing and instructive. Hence the conclusion of the film, that I let you go to see.
And to conclude, I strongly advice you to go in Serbia. Because your time there can help you understand many things… About the Serbs, Serbia and all world and its history. See ya soon!